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Vongozero – Yana Vagner

Maison d’édition : Pocket

Date de parution : 10/03/2016

Prix chez l’éditeur : 8.00 €

Nombre de pages : 544

Nombre de tomes : en cours

 

 

 

Résumé

 

Moscou ne répond plus. À quelques kilomètres de la capitale, mise en quarantaine, le village d’Anna et Sergueï s’attend au pire. Bientôt, les pillards, bientôt, le chaos… L’épidémie qui a frappé les grandes villes et paralysé le monde marche droit sur eux. Il faut fuir, le plus vite possible. Avec une poignée de voisins et l’ex-femme de Sergueï, le convoi s’organise : vivres, essence… Rester soudés, malgré les dissensions, l’égoïsme, la panique, et l’instinct de survie qui reprend ses droits et lève les masques. En ligne de mire, un lac perdu et un refuge coupé du monde : Vongozero…

 

 

Mon avis

 

Me voici avec une jolie découverte russe, qui m’a fait froid dans le dos. Un premier roman de Yana Vagner, qui, je dois le dire, est assez réussi. Préparez vos mitaines et gardez votre sang-froid, vous allez prendre la poudre d’escampette pour le nord de la Sibérie, dans une sorte de huit-clos « mobile ».

Une épidémie très contagieuse fait son apparition morbide dans tout le pays. Anna, sa famille et ses voisins quittent leurs foyers douillets, proche de Moscou, pour se rendre dans un cabanon, protégé par un lac : Vongozero. Afin d’éviter la vague de survivants des grandes villes et être happé par la maladie, ce groupe particulier formé d’hommes, de femmes et d’enfants, va tenter de survivre à ce long trajet. Le problème de nourriture, la recherche de carburant, la lutte contre le froid, mais aussi le danger lié aux rencontres humaines font de ce roman, un moment intense d’incertitude et d’angoisse.

Le plus grand problème que va rencontrer notre petit groupe improvisé dans l’urgence, va être la promiscuité, les caractères qui vont se dévoiler au fur et à mesure de leur progression, ce qui va donner au lecteur, un certain sentiment d’étouffement.

Un roman qui pourrait facilement se lire d’une traite si certains passages ne traînaient pas un peu en longueur. Il y a énormément de narration et peu de dialogue. Nous vivons cette fuite à travers les yeux d’Anna, personnage qui communique très peu et par conséquent, donne au lecteur l’impression qu’il manque un peu « d’animation » par moment.

Au final, un roman que j’ai bien apprécié et qui me donne envie de lire la suite : « Le lac » (aux éditions Mirobole). Un second tome qui annonce la couleur : « Comment s’en sort-on, lorsqu’on est encore plus démuni pour la survie que pour la fuite ? »

Très bonne lecture à tous !

 

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2 Comments

  • Cassandre 9 octobre 2016 at 11 h 47 min

    Il a l’air vraiment bien, je note !

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  • A_vos_livres 9 octobre 2016 at 11 h 47 min

    Bonne future lecture !

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