Un travail à finir – Eric Todenne

Maison d’édition : Viviane Hamy

Date de parution : 08/03/2018

Prix chez l’éditeur : 19.00 €

Nombre de pages : 276

Nombre de tomes : 1

 

 

Résumé

Roger Lourdier, un pensionnaire des Épis bleus atteint d’Alzheimer, a fait une mauvaise chute sur le coin de sa table de chevet. Il est mort. Il ne peut s’agir que d’un accident. Pourtant, un détail attire l’attention de la jeune Lisa qui accomplit son service civique au sein de la maison de retraite : le vieux monsieur n’a pas de numéro de Sécurité sociale.

Comment est-ce possible, en France, aujourd’hui ? Lisa en informe alors son père, le lieutenant Andreani, qui, mis sur la touche par sa hiérarchie de Nancy pour un sérieux écart de conduite, est contraint de rendre des comptes à Francesca Rossini, la psy désignée pour juger s’il peut réintégrer son poste.

Andreani, archétype du flic à l’ancienne, et son acolyte Couturier, sont déterminés à lever le voile sur ce mystère. Une erreur administrative ? Peu probable. Et puis, que signifie l’inscription  » SO. 3-02. AB+ « , tatouée sur la nuque de la victime ?

C’est du lourd. Il le sait, il le sent…

 

Mon avis

 

Potius mori quam foedari. Quoi ? Vous ne vous souvenez pas de votre latin ? Aucun soucis, Eric Todenne, le duo d’écrivains, va gentiment vous remettre sur le droit chemin avec, en prime, un petit graves 2009, millésime exceptionnel. Ami du latin et du bon vin, ce livre est fait pour vous.

En espérant que mon introduction soit aussi obscure que ce que nous révèle ce roman, je dois vous avouer que j’ai bien aimé ma lecture. Un petit vieux retrouvé mort dans une maison de retraite, cela pourrait paraître bien anodin. Et si notre victime est tatouée sur la nuque d’une étrange inscription et n’a aucun numéro de sécurité sociale ? Ça sent le moisi, n’est-ce pas ? C’est ce que se dit Philippe Andreani, lieutenant aux manières plutôt revêches, qui se voit faire l’équilibriste sur le fil de la justice. A deux doigts de se faire mettre sur la touche par sa hiérarchie, il nous embarque malgré tout dans une histoire qui remonte à plusieurs décennies : la guerre d’Algérie. Obligé de rendre des comptes à une psy, rongé par l’envie de rendre justice quoi qu’il en coûte, notre flic anti-social devra abattre finement ses cartes, cette fois. Quoi que…

J’ai beaucoup aimé l’humour âpre et cynique des personnages, notamment entre Andreani et son acolyte Couturier. Une histoire bien ficelée et une plume agréable (et pour laquelle je n’arrive pas à distinguer qui à écrit quoi, pour un roman à quatre mains, c’est plutôt pas mal !).

Il est évident que j’attends de pied ferme une suite. Que notre lieutenant désagréable nous revienne en forme pour une autre sombre histoire.

Je vous souhaite à tous, une bonne lecture !

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