Tokyo année zéro – David Peace

Maison d’édition : Rivages/Noir

Date de parution : 01/09/2010

Prix chez l’éditeur : 10.65 €

Nombre de pages : 497

Nombre de tomes : 1

 

 

Résumé

 

Août 1945. Dans Tokyo en ruines, le corps d’une femme, probablement assassinée, est découvert. Personne ne veut prendre en charge cet énième cadavre car la ville est déjà un charnier. L’inspecteur Minami s’acquitte de la macabre mission, mais l’année suivante, il fait deux découvertes similaires. C’est le début d’une enquête qui, pour cet homme brisé par son passé de soldat et rongé par la culpabilité, prend aussi la forme d’une auto-investigation, d’une recherche de sa propre identité perdue dans le désastre de la guerre.

 

 

Mon avis

 

Houlà… Mon avis risque d’être aussi brouillon que ma compréhension de l’histoire de ce roman… Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé, car je l’ai lu assez rapidement, mais en aucun cas je ne peux affirmer avoir apprécié cette lecture. Je pense surtout ne pas être le type de lectrice qui peut faire l’éloge de ce genre de narration. En effet, hormis le contexte de l’enquête policière qui est à portée de tout type de lecteur, il y a ce style littéraire qui m’a surprise (voir, rebutée…) au début, puis j’ai dû malgré moi y faire abstraction… Et j’ai dû rater l’effet que cela devait produire sur la psychologie du protagoniste… Bref, j’ai carrément foiré ma lecture, ce qui m’agace un peu. Cependant, il faut se farcir la narration répétitive à foison… Non, rien à faire, je ne peux pas.

« Je parviens à monter dans le train. Ça me démange, mais je ne peux pas me gratter. Je parviens à monter dans un wagon. Ça me démange, mais je ne peux pas me gratter. Les gens continuent de pousser derrière moi. Ça me démange, mais je ne peux pas me gratter. Le train avance lentement sur la voie. Ça me démange, mais je ne peux pas me gratter. Dans la foule, mes bras sont plaqués contre mes flancs. Ça me démange, mais je ne peux pas me gratter. […] »

etc etc…

Non, c’est impossible, pour moi c’est indigeste, peu importe les qualités littéraires que d’autres peuvent y trouver. Cela donne une sensation de lenteur, d’étouffement, comme si le temps s’arrêtait… A la limite de l’hypnose !

Mis à part ce problème, il est évident que j’ai pu finir ma lecture grâce à ce que j’ai pu apprécier, comme le contexte historique : un Japon complètement dévasté de 1945, vaincu et humilié où le typhus, les poux, la vermine, la famine colonisent le pays. Si la narration n’était pas faite pour moi, j’ai vraiment aimé découvrir cette époque à travers les crimes qu’elle a engendrés.

« […] la ville est un océan immense de personnes déplacées, qui s’en vont puis reviennent à leur point de départ à la recherche d’un parent, d’un emploi, d’un repas, d’un visage familier ou d’une rue non bombardée dans un quartier qui n’a pas brûlé, vendent ceci ou cela, d’une chambre à l’autre, d’un endroit à l’autre, ici une minute, disparues la suivante, revenues puis parties à nouveau, poissons minuscules dans une mer démontée… »

Côté polar, enquête, crime et suspense… J’ai connu des jours meilleurs avec d’autres livres !

Il est évident que cet avis reste le mien et que je vous invite à avoir le vôtre. Je ne lirais sans doute pas les deux autres romans de sa trilogie consacrée au Tokyo de l’après-guerre, suite à cet avis mitigé. Quoi que… On ne sait jamais !

Bonnes lectures à tous !

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