livre, roman, lecture

Personne ne gagne – Jack Black

Maison d’édition : Monsieur Toussaint Louverture

Date de parution : 01/06/2017

Prix chez l’éditeur : 11.50 €

Nombre de pages : 470

Nombre de tomes : 1

 

 

Résumé

 

De San Francisco au Canada, de trains de marchandises en fumeries d’opium, d’arnaques en perçages de coffres, du désespoir à l’euphorie, Jack Black est un voleur: parfois derrière les barreaux, toujours en cavale. Avec ironie, sagesse et compassion, il nous entraîne sur la route au tournant du vingtième siècle. Personne ne gagne est un hymne à une existence affranchie des conventions. Qu’il soit hors-la-loi, opiomane ou source d’inspiration pour Kerouac et Burroughs, qu’importe, qu’il vole au devant de la déchéance ou qu’il flambe comme un roi, qu’importe, Jack Black n’est guidé que par son amour de la liberté.

 

 

Son avis

 

C’est le cœur palpitant et l’œil gourmand que j’ai ouvert « Personne ne gagne », de Jack Black, second ouvrage de la collection « les grands animaux » chez Toussaint Louverture.

Après « Et quelques fois j’ai comme une grande idée » de Ken Kesey à lire absolument l’éditeur remet le couvert avec, cette fois, un roman enveloppé d’ombre et d’argent.

Et c’est bien là le fil conducteur de ce récit autobiographique, situé en toute fin du XIX siècle, aux États-Unis.

Encore adolescent, Jack Black se lance dans une vie de vagabondage et de vol. Fasciné par les hors-la-loi, il parcourt l’Amérique en quête d’aventures.

Ainsi, au fil des rencontres, le jeune homme apprend la vie de débrouille, se forme à la cambriole sous l’égide de divers compagnons de route. C’est l’occasion pour l’auteur de dépeindre avec finesse des personnages attachants, la communauté des Johnsons, des Yeggs, des astres errants, perceurs de coffres, voyageurs clandestins et buveurs fidèles, hors-la-loi avides de liberté, et, paradoxalement, pourvus d’une loyauté inébranlable.

Ce parcours sinusoïdal, alterne entre la noirceur des années de prison, et la clarté des périodes fastes, diluées dans l’opium. L’une et l’autre mises en balance, on prend conscience avec l’auteur que les bénéfices de cette vie aventureuse sont bien dérisoires en comparaison des années perdues et des sévices subis.

Enfin, nourri de son expérience passée, il donne un point de vue qui mérite aujourd’hui encore d’être entendu :

« Multiplier les lois et durcir les peines ne peut conduire qu’à davantage de crimes et de violence… Il faut privilégier la prévention à la répression… Ce n’est qu’en découvrant les causes du crime que l’on pourra espérer en venir à bout… Les honnêtes gens prennent le problème à l’envers. S’ils s’intéressaient plus à l’éducation des enfants, ils se désintéresseraient vite de la chaise électrique. Ils ne voient que les crimes et jamais les raisons qui poussent les criminels à agir ; il ne voient que ce qu’ils sont devenus et jamais ce qui a fait d’eux ce qu’ils sont. »

En conclusion, je peux dire que j’ai adoré « Personne ne gagne », sa sincérité, son parfum de Western et d’Amérique, et sa profondeur. Je conseille à tous ce récit fluide, au style vif et enlevé, d’autant plus passionnant qu’il est authentique.

 

 

 

 

 

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