livre, roman, lecture

Mes intimes étrangers – Luc Duwig

Maison d’édition : Carnets Nord

Date de parution : 04/05/2018

Prix chez l’éditeur : 18.00 €

Nombre de pages : 192

Nombre de tomes : 1

 

 

Résumé

 

 

« Je veux prendre la parole au nom de tes victimes, au nom de chacune d’elles, même si je suis mort, moi aussi, le 10 juin 1944. »

 

Enfant, adolescent, puis adulte, Luc s’interroge : Pourquoi, dans sa famille, ne lui parle-t-on jamais de son grand-père, ce grand-père qu’il n’a pas connu ? Même sa merveilleuse et tant aimée grand-mère lui oppose un implacable silence. Comme si celui-ci, Jean-Ferdinand, n’avait pas existé. Luc va enquêter et trouver des réponses. La vérité sera encore plus terrible qu’il ne l’imagine.

 

Mon avis

 

Un premier roman de Luc Duwig plutôt percutant de par les thèmes abordés, mais également par une certaine aisance du maniement de la plume. Malgré quelques petits défauts qui m’ont interpellé et pour lesquels je reviendrais plus tard, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman. Quand on est lecteur, en plus de vivre de nouvelles vies à chaque roman englouti, on peut aussi se remémorer l’Histoire et j’avoue que ce sont ces romans qui ne me lasseront sans doute jamais.

L’auteur nous conte l’histoire de Luc, petit-fils d’un grand-père corrompu mais disparu, qui aura hérité, bien malgré lui, d’un fardeau difficile à porter. Malgré une enfance où le silence de ses aïeux n’apportera que mystère et questionnement, Luc grandira et cherchera la nature de cette culpabilité, omniprésente dans son existence. Le lecteur découvre, au fil de courts chapitres, les réminiscences de cette période bien sombre qu’est la seconde guerre mondiale, ainsi que le destin des siens.

Un roman sans nul doute bien écrit mais qui m’a laissé perplexe sur certains points. En effet, en début de lecture, j’ai été un peu surprise par les changements de narration. Le protagoniste parle, la plupart du temps, à son grand-père, comme étant le condamné à qui l’on dicte ses droits. Cependant, quand ce n’est pas le cas, le lecteur se sent un peu perdu, le changement semblant un peu brutal… Pour finir, il est vrai que j’aurai aimé m’approprier ce personnage principal… Ce que je veux dire c’est qu’il m’a été difficile de m’y attacher, un peu comme si finalement je connaissais tout de son grand-père, mais rien de lui, ce qui, pour ma part, m’a empêché de partager les souffrances de notre héros.

Cela dit, ce premier roman est une belle découverte livresque et je laisse donc votre curiosité faire le reste.

Je vous souhaite de belles lectures !

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