Maison d’édition : Viviane Hamy

Date de parution : 06/10/2016

Prix chez l’éditeur : 19.00 €

Nombre de pages : 286

Nombre de tomes : 1

 

 

 

Résumé

 

À la nuit tombée, Kabukicho, sous les néons, devient le quartier le plus sulfureux de la capitale nipponne. Au cœur de ce théâtre, les faux-semblants sont rois, et l’art de séduire se paye à coup de gros billets et de coupes de champagne. Deux personnalités dominent la scène : le très élégant Yudai, dont les clientes goûtent la distinction et l’oreille attentive, et Kate Sanders, l’Anglaise fascinante, la plus recherchée des hôtesses du Club Gaïa, l’un des derniers lieux où les fidèles apprécient plus le charme et l’exquise compagnie féminine que les plaisirs charnels.

Pourtant, sans prévenir, la jeune femme disparaît. Le piège de Kabukicho s’est-il refermé ? À Londres, son père reçoit sur son téléphone portable une photo oùelle apparaît, les yeux clos, suivie de ce message : « Elle dort ici. » Bouleversé, mais déterminé à retrouver sa fille, Sanders prend le premier avion pour Tokyo, où Marie, colocataire et amie de Kate, l’aidera dans sa recherche. Yamada, l’imperturbable capitaine de police du quartier de Shinjuku, mènera quant à lui l’enquête officielle.

 

 

Mon avis

 

Je tiens à remercier les éditions Viviane Hamy pour m’avoir voler mon coeur, encore une fois. Une double découverte pour ma part : un roman sombre comme je les aime et une auteure à la plume bien habile, qui rend le lecteur totalement addict. D’habitude, j’aime assez développer, dans ma chronique, ce que j’ai apprécié, mais aussi ce qui est moins bien passé. Malheur à vous, je ne pourrais que lancer des fleurs à cette histoire.

Dans mes lectures, c’est vrai qu’il y a quelques genres littéraires qui m’attirent et me déçoivent très rarement. C’est le cas, notamment, des polars… J’adore ça. Plus c’est sombre et plus j’en redemande… Si les personnages sont manipulateurs, psychopathes et effrayants, alors je délaisse toute vie sociale pour le livre en question… Si en plus de tout cela, l’histoire se déroule en plein coeur de la capitale nipponne… Je ne peux pas rêver mieux !

Dès les premières pages, mon cerveau a quitté mon « chez moi » pour arriver  à Kabukicho, quartier sulfureux de Tokyo, lieu qui prend toute son ampleur, la nuit tombée. Sous la réverbération des néons multicolores, ce microcosme de tentation et de séduction, deviendra bientôt le décor macabre de l’histoire. La narration est partagée par trois protagonistes : Marie, la colocataire de la victime, Yudai, l’hôte N°1 de Kabukicho et Yamada, le flic. Le lecteur peut donc suivre l’enquête en étant le seul à savoir ce que trament ces personnages. Il est un peu « le-grand-oeil-qui-voit-tout » (mais qui ne comprend pas tout, évidemment, car, il nous faut notre dose d’angoisse et de suspense !).

Une construction de récit qui frôle la perfection, où chaque personnage a vraiment une réelle consistance, un rôle et une place bien définie au sein de cette Cité des Mensonges… Même si ce n’est pas toujours celle que l’on croit ! De plus, on sent une certaine réalité dans la description de Tokyo et de la culture nipponne, sûrement due à l’expérience de l’auteure, qui a vécue plusieurs années au Japon.

Pour ceux qui sont curieux, je vous invite à lire ce superbe roman. Pour ceux qui aime le polars, Dominique Sylvain ou le Japon, je ne peux que vous conseiller de le lire. Pour ceux qui sont simplement sous le charme de ma chronique, direction : la librairie !  😉

NB : Pour les plus intéressés, j’ai trouvé une récente interview de l’auteure, sur le site du concierge masqué, pour la sortie de ce roman : ICI

 

 

 

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