Maison d’édition : Michel Lafon

Date de parution : 16/04/2015

Prix chez l’éditeur : 16.95 €

Nombre de pages : 304

Nombre de tomes : 1

 

Résumé

Chiara, la trentaine pétillante, a tout pour être heureuse : un mari parfait, une chronique qu’elle adore dans un hebdo branché, plusieurs best-sellers à son actif. Bref, une vie de rêve jusqu’au jour où… elle perd tout : adieu mari (volage et immature), chronique, romans et certitudes.

Pour l’aider à remonter la pente et à sortir de ses idées noires, sa psy lui propose un petit jeu. Et si, chaque jour pendant un mois, elle faisait, dix minutes durant, quelque chose de complètement nouveau ? Quelque chose d’anodin ou d’un peu fou.

Entourée de sa facétieuse bande d’amis – Rodrigo, Gianpietro et le jeune Ato –, Chiara accepte de relever le défi et de consigner l’expérience dans un journal. Et si une nouvelle vie surgissait de ce grand saut dans l’inconnu ?

Mon avis

Je remercie les éditions Michel Lafon pour cette chouette découverte. Un livre qui m’aura ébouriffée du début à la fin et qui m’aura donné envie de tester ces 10 petites minutes de nouveautés par jour !

Ce roman est assez spécial, non pas dans sa thématique (une femme quittée par Son Mari, qui va voir une psy et qui joue au jeu des 10 minutes par jour), mais dans sa façon d’être écrit, sa structure, son tempo… Cela va vous sembler assez contradictoire, mais ma première impression a été d’être un peu perdue, troublée par cette plume qui jaillie d’un peu partout, qui virevolte puis qui s’arrête net. Puis repart. Alors que si nous regardons attentivement, il y a un chapitre pour chaque journée, pour chaque « 10 minutes »… C’est pratiquement réglé comme une horloge. Pourtant, l’auteure nous emmène avec elle, dans son petit journal intime quotidien, avec un certain grain de folie… Il n’y a pas de redondance, on prend plaisir à découvrir les explorations et les aventures de notre héroïne, tout au long du livre. D’ailleurs, certaines nous font décrocher des sourires : Ikéa, les piments, conduire, Youporn et bien d’autres !

Autre chose importante dans ce roman, qui m’a semblé plutôt… très introspectif. L’héroïne s’appelle Chiara, comme l’auteure, du « JE » en veux-tu en voilà, des petits indices comme le fait que le personnage principal écrit un livre qu’elle aimerait intituler « 400 gr d’amour, merci », qui est en fait réellement le titre d’un livre publié de Chiara Gamberale. Bref, il m’a été impossible de confirmer cela, donc si, vous, vous le savez, n’hésitez pas à me le signaler !

Une jolie découverte, pour ma part ! Je vous souhaite à tous d’aussi belles lectures.

Citations

« J’ai grandi et j’ai toujours vécu à Vicarello, un hameau à une heure de Rome qui dort et s’ennuie au bord de son lac.

J’ai été beaucoup de choses, là-bas : triste, heureuse ; j’ai eu les cheveux au carré, longs, courts ; la rougeole, les genoux sales, j’y ai connu les cauchemars des dix ans, les secrets fous des quinze ; les déceptions des vingt, les stupeurs des vingt-cinq, j’y ai fait les bêtises des dix, des quinze, vingt et vingt-cinq ans, pendant qu’à côté ma mère s’affairait en cuisine, que mon père allait et venait, que naissait mon frère, se promenait un chat, un chien, un autre chien, un voisin, un autre voisin, un autre encore ; je suis tombée amoureuse, on me l’a rendu, puis ensuite plus, j’ai été quittée, puis non, je me suis ennuyée, j’ai été ennuyeuse, désirée, perdue, crétine, épouse. Mais toujours, et en toute circonstance, protégée. »

« Quand le moment arrive de m’expliquer les vitesses, il se couvre les yeux d’une main pour ne pas voir la violence inutile que je mets à pousser d’avant en arrière ce truc.

–          Ça ne s’appelle pas un truc. Ça s’appelle un levier de vitesses. Et tant que tu n’appuies pas sur la pédale d’embrayage, ça ne marchera jamais.

–          Tu crois ?

–          Je crois. »