Maison d’édition : MOSAÏC

Date de parution : 04/11/2015

Prix chez l’éditeur : 18.90 €

Nombre de pages : 393

Nombre de tomes :  1

 

Résumé

 

La femme qu’emporte la rivière Crooked flotte entre deux eaux. Sur la rive, deux fillettes qui jouent dans l’après-midi ensoleillé. Elles sont les premières à découvrir le corps et, soudain, leurs jeux cessent. Leur enfance bascule dans la dureté du monde des adultes. La veille, leur père les a laissées seules suffisamment longtemps pour qu’elles puissent le croire coupable de meurtre. Pour ne pas le perdre, comme elles ont perdu leur mère quelques semaines auparavant, elles décident de mentir sur son emploi du temps… et resserrent bien malgré elles les mailles du soupçon autour de lui, le livrant en pâture à une petite ville dont les préjugés et les rancunes lui laissent peu de chances…

Mon avis

Je souhaite remercier La spéciale Masse Critique de Babelio ainsi que les éditions Mosaïc pour cette superbe découverte livresque ! Un roman qui vous fera voyager au coeur d’une prairie, aux abords d’une rivière, vous fera bourdonner les sens au chant des abeilles et vous racontera le véritable cauchemar de deux jeunes soeurs, à qui on s’attache.

J’ai trouvé ce thriller très surprenant. De par les apparences, on pourrait facilement se chuchoter à soi-même « c’est du déjà vu ! ». Or, Valérie Geary nous trouble par sa façon d’amener son histoire. Un cadavre de femme découvert au milieu de la rivière, un père au style de vie particulier inculpé, une mère tout juste décédée, et, au milieu de tout cela, Sam et Ollie, s’enfonçant dans le mensonge, les secrets, les morts oubliés, afin de s’efforcer de croire ce que personne ne croit. Mon coup de coeur va droit vers la petite Ollie, qui, depuis la mort de leur mère, n’a plus émis le moindre son. Elle sera guidée par « celle de la rivière » et « celle qui la suit », s’efforçant de faire voir à sa soeur ce qu’elle ne voit pas, de déterrer, à sa façon, les secrets enfouis que certains cherchent à cacher.

Ce qui m’a le plus plu dans ce livre, c’est la façon poétique que l’auteure a de décrire cette nature omniprésente dans son roman. Une petite perle pour les amoureux des coins sauvages, d’un mode de vie en communion avec ce qui l’entoure : une prairie, une rivière, un tipi, quelques abeilles. La plume de Valérie Geary est très agréable à lire, et pour un tout premier roman, l’intrigue est sacrément bien ficelée, et les cent dernières pages ne vous permettront plus de quitter le navire avant la fin. Ce qui a été agréable également, pour moi, c’est la découpe des chapitres, laissant la parole à Ollie, puis à Sam, nous amenant vers cette lente perte de l’enfance de nos deux héroïnes, au fur et à mesure de notre lecture.

Le petit plus, c’est cette pointe d’imaginaire que l’auteure a su incorporer dans l’enquête, un véritable délice ! Mais c’est un point que je ne développerai pas, vous m’en voudriez à mort de vous avoir dévoilé cette douce magie !

Je vous souhaite à tous de très belles lectures !