Maison d’édition : Michel Lafon

Date de parution : 26/02/2015

Prix chez l’éditeur : 18.95 €

Nombre de pages : 490

Nombre de tomes : 1

 

Résumé

 

Bertrand et Lola pensaient contrôler leur vie. Mais l’amour ne se laisse pas faire.      

Pourquoi Lola a-t-elle sonné à cette porte ? Pourquoi Bertrand a-t-il ouvert ? Comment peut-on tomber amoureux en dix secondes ?   Durant quelques heures d’un bonheur insoupçonné, Bertrand et Lola vont s’aimer et tout oublier. Lui, qu’il est photographe, épris de liberté. Elle, qu’elle est hôtesse de l’air, sur le point de se marier. Pourtant, ensemble, ils prennent la plus sage et la pire des décisions : poursuivre leur chemin et leurs carrières respectives.   Mais quand on est envahi par un si grand amour, tout devient plus fort, l’absence, le manque, l’attente, le besoin, le remords. Piégés dans leur propre vie, comment Bertrand et Lola pourront-ils se libérer ? 

 

 

Mon avis

 

Je l’attendais avec impatience. Je l’ai acheté le jour de sa sortie mais je ne l’ai pas lu de suite. Je l’ai rangé à côté de son grand-frère « L’instant précis où les destins s’entremêlent« , qui avait été mon plus gros coup de coeur de 2014. Par conséquent, j’avais un peu d’appréhension pour ce roman. C’est toujours délicat d’ouvrir un livre lorsqu’on en attend tellement et qu’on espère qu’il nous fera vibrer autant que le précédent.

Malheureusement, cette lecture n’a pas eu le même impact. S’il ne s’agit pas d’un coup de coeur pour moi, je tiens quand même à dire qu’elle m’a été très agréable. Bertrand et Lola ont été deux personnages que j’ai aimés découvrir tout au long de leurs « galères ». Oui, parce que tout n’est pas rose (du tout) pour eux. Ils se rencontrent, tombent amoureux et vont tenter de vivre leurs vies qui les emprisonnent, chacun de leurs côtés. Cette histoire est remplie de regrets, de honte, de peurs, d’espoirs qui s’accrochent et… d’attente ! L’attente… est l’héroïne de ce roman. Elle nous rend dingue par moment, au point où on aurait envie de secouer nos personnages, ou bien de revisiter la mappemonde afin qu’ils puissent se revoir entre deux vols Air France…

La particularité de cette histoire qui m’a énormément plu, c’est le voyage incroyable qu’on fait grâce à Bertrand qui est photographe pour Géo. J’ai notamment beaucoup aimé son périple en Russie avec ses habitants et son paysage qui semblait magique et infini.

Angélique Barbérat avait déjà cette facilité à rendre les situations, les évènements et les sentiments très forts émotionnellement, dans sa façon d’écrire. Ce roman ne fait pas exception à la règle et le lecteur ne peut être qu’emporté. Cependant, je remarque que la façon dont elle a écrit ce roman, m’a quelque peu perdu, notamment au début. Le fait de mettre des pensées en italique, qui sont très nombreuses, ou bien certains dialogues entre guillemets au milieu de la narration, m’ont un peu perturbé. C’est dommage car je trouve que cela dégage un manque de visibilité et de clarté…

Dans tous les cas, j’ai pris un réel plaisir à lire ce roman et attend évidemment le prochain avec grande impatience.

Je souhaite ajouter une citation qui parle d’une légende russe au moment où Bertrand voyage et découvre le lac Baïkal.

 

 

Citation

 

« -Il y en a une que personne ne t’a encore racontée, dit Anatoli un soir, quand Bertrand le rejoignit au bord de l’eau.

– Ah oui ? Laquelle ?

– Celle de Vadalia.

– Et qui est Vadalia ?

– La plus belle fille du lac Baïkal.

[…]

– C’est le moment où Vadalia sort de sa grotte. Quand le soleil et le lac s’embrassent. La jeune fille marche jusqu’au Baïkal et y plonge les lèvres. On dit que l’eau lui conte les misères et les bonheurs des hommes. Leurs larmes. Parfois, quand la joie a été la plus forte, elle laisse tomber sa robe pour plonger dans les flots. Elle nage toute la nuit durant, elle fait des rêves de paix et de douceur. Alors un soleil limpide comme l’espérance se lève.

[…] Mais quand l’horreur a envahi les hommes, l’eau a le goût du chagrin. Ces nuits-là, Vadalia ne se baigne pas. Elle tombe à genoux et pleure toute la nuit en silence. Ses larmes coulent comme une rivière en crue vers le lac et on raconte qu’elles ont le pouvoir d’atténuer la souffrance du monde. Aux premières heures, vidée, la jeune fille se retire dans sa grotte, laissant naître un jour où les nuages sont si bas qu’on pourrait les crever de la main. Le vent les emporte et les disperse sur tous les continents pour qu’ils déversent sur les hommes une eau pleine de magie. »

Une photo du lac Baïkal, pour le fun et pour nos mirettes !

 

 

 

 

 

 

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